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Un feu amer

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La formule architecturale de la tour carrée, surmontée d’un pignon à fronton
et corniche, est plusieurs fois utilisée depuis le dernier quart du dix-neuvième
siècle :
-Bodic, disparu, édifié vers 1867;
-les feux amont et aval de Lechiagat, construits en 1871;
-les feux amont et aval de Coat-Mer, érigés en 1944;
-le phare-amer de Rochebonne, reconstruit en 1951.

Notons que cette disposition, contraignante par rapport à la dispersion du
signal lumineux, est naturellement adaptée pour les feux d’alignement en
entrée de port.

Si Lanvaon est le seul exemple de phare en tant que tel pour son époque,
son ancienneté en fait également un prototype.

Bodic

Ancien phare de Bodic (22)
Source : patrimoine.region-bretagne.fr

Coat-Mer

Feu amont de Coat-Mer (22)
Source : patrimoine.region-bretagne.fr

Lechiagat

Feu aval (ancien) de Lechiagat (29)
Source : communes.com

Croas-Malo

Léchiagat : le phare de Croas-Malo (29)
Source : wikipedia.org

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Le fait que l'ingénieur chargé de sa construction soit celui qui a fait Ar-Men y est peut-être pour quelque chose aussi. 
Les locaux l'appellent "phare" de Lanvaon de par sa taille mais aussi parce qu'il a été gardienné (par des femmes) de 1868 à 1991.
Le phare de l'île Vierge, par exemple, n'est pas un amer, mais un feu d'atterrage, il prévient d'un danger, comme les fameux phares de Ouessant ou Sein. Les feux d’atterrage indiquent où est la terre, considérée comme le danger, mais
ils indiquent surtout qui ils sont ! Ils n'ont été bâtis que pour ça : projeter le
plus loin possible -au delà de l'horizon - un signal précis indiquant qui ils sont ! (Je suis Ouessant, Penmarc'h, Sein ou île Vierge !) 
Jusqu'à il y a peu de temps cette information était capitale. Aujourd'hui, avec
le GPS, elle l'est moins.


Dans ce cas, le phare de l'île Wrac'h est-il lui-même un phare-amer ? Ou bien également un feu-amer ? Est-ce donc fréquent pour des phares-feux d'avoir ces deux fonctions ?

Idem que pour Lanvaon : il est appelé "phare" car il a lui aussi été gardienné. Officiellement on dit "maison-feu". Les "vrais" phares devaient certainement servir d'amer mais ce n'était pas leur première fonction.

Architecture unique en son genre : en quoi est-elle unique ? Votre site parlait justement de plusieurs exemples ailleurs de "formule architecturale de la tour carrée, surmontée d’un pignon à fronton et corniche".

Oui mais l'analyse de l'architecte (introduction, connaissance du bâti, annexe, analyse sanitaire, approche des coûts) vous en donnera les différences (échelle, mode de fabrication, entretien...).

Il est mentionné plusieurs fois (sur votre site et d'autres sources) que le fait d'être à la fois un feu et un amer est une particularité rare. Il y a cependant
une chose que nous ne comprenons pas bien : la définition d'un amer étant
"un repère visuel fixe et identifiable sans ambiguïté dédié à la navigation maritime", tous les phares en service ne sont-ils pas également de fait des amers ?
Quelle est la nuance qui fait que seul le phare de Lanvaon est considéré
comme phare et amer ? (Ou d'autres ailleurs en Bretagne, en France ?
Il a été mentionné comme un exemple unique en Europe, mais il semble exister d'autres phares-amers d'après votre site, comme celui de Rochebonne.)

Officiellement, pour les Phares et Balises, Lanvaon n'est "qu'un" feu-amer. Amer car il permet avec son alignement avec le "phare" de l'île Wrac'h de rent-
rer sans encombre dans le grand chenal de l'aber Wrac'h, de jour avec son triangle rouge et de nuit avec son feu scintillant blanc.

Il faut en général aligner deux amers pour avoir un cap à tenir. Ce peut être
tout autant un château d'eau, un clocher, une borne peinte, un bâtiment distinguable depuis la mer.

Ce n'est pas le fait qu'il soit un amer qui le rend remarquable, mais c'est son architecture unique en son genre et le fait qu'il ait été construit comme un phare en mer, avec les mêmes matériaux, et tout particulièrement le fait que
les pièces techniques ou dédiées au logement de la gardienne soient empilées les unes au dessus des autres dans la tour comme dans les phares en mer, alors que les autres phares du même genre sur le littoral, tel celui de l'île Wrac'h,
sont conçus sur le modèle de "maison-feu" (une maison et une tour accolée
à celle-ci) .

Construit comme un phare en pleine mer, avec les mêmes matériaux : est-ce uniquement une question de matériaux ? Lesquels ? Pourquoi sont-ils habituellement utilisés pour les phares en pleine mer, et pourquoi les a-t-on utilisés pour celui-ci ?

Il a été dessiné par Alfred Cahen, un des architectes du phare d'Ar-Men.

Ses socle, perron d’escalier, corniche et soubassement, ses larmiers des contreforts, croisées, encadrements de portes sont exécutés en pierre de taille. Les contreforts sont en moellons piqués.
Toutes les autres maçonneries sont réalisées en moellons ordinaires enduits
d’un mortier de ciment Portland, inventé pour sa résistance à l'eau salée.

Je n'ai pas la raison pour laquelle il a été construit de la sorte, sauf qu'à l'époque, ils ont construit cet édifice assez rapidement. Lanvaon succède au fanal, trop peu visible, installé le 15 août 1845 dans une petite guérite aménagée sur la galerie occidentale du clocher de l’église de Plouguerneau et entretenu par
son bedeau. Le curé de l'époque était assez remonté contre l'administration considérant que son bedeau avait autre chose à faire (même si pour ce service
il touchait une subvention). Il semble avoir gagné la bataille ! On retrouve une partie de ses correspondances aux archives départementales de Quimper.

Échange entre Clémence Mathé,
des éditions Jonglez, et Yann Souche

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